Interview d'Erig Le Goff

Publié le par laperouse-2012

Quelle est votre implication dans le projet ?

Erig : Je m'occupe de tout ce qui est costumes, avec une partie assez importante en tant que réfèrent au lycée Lesven avec le corps enseignant et les élèves des six classes impliquées. J'essaie aussi de regrouper des associations pour emprunter des costumes existants ou d'en faire réaliser par des personnes qui font de la couture par plaisir. J'ai donc un œil sur l'ensemble de la proposition visuelle des costumes, d'assurer une cohérence. C'est une création pour laquelle j'ai des maquettes dans ma tête et je joue avec tous les éléments réalisés sur mesure ou récupérés, de construire des silhouettes types sans m'arrêter à une couleur ou une forme précises, de mettre au maximum en valeur les comédiens dans leur rôle.

Qu’est ce qui vous a donné envie de faire ce projet ?

Voir des gens qui sont passionnés par le théâtre ou d'autres disciplines artistiques s'impliquer sur une telle aventure est vraiment enrichissant dans les deux sens. Ce n'est pas la première fois que je travaille avec des amateurs. Faire partie de ce mouvement, de cette vague qui se met en route, me semble logique d'accompagner un tel groupe sur toute la durée de l'événement, en tant que professionnel. Là, par exemple, je fais les premiers essayages avec quelques-unes des élèves de BTS qui ne sont pas du tout costumières mais d'une volonté formidable. C'est un partage, une découverte pour elles, un enrichissement pour moi.

Actuellement, à quelle étape du projet en êtes-vous ?

Nous sommes à une charnière. Ce qui a été produit par le lycée Lesven est sorti des ateliers. Nous sommes en train de faire les essayages. Ce que j'avais rêvé dans ma tête se concrétise sous mes yeux, avec de bonnes surprises et d'autres moins, mais c'est normal.

Comment envisagez-vous la suite ?

On va basculer sur une nouvelle partie du travail avec de la récupération de costumes existants qui nous permettront de construire des silhouettes "puzzle" : je prends une matière brute qui est le comédien et j'essaie de l'habiller selon son rôle à partir de ces éléments disparates. Ensuite il y aura la troisième étape pour vérifier qu'il ne manque rien au sein de chaque silhouette et de, peut-être réaliser des choses qui n'étaient pas prévues... La dernière étape sera la mise en place sur le site pour les représentations, avec toute la logistique qui accompagne une telle mise en œuvre. 

Au-delà de vos premières attentes par rapport au projet, qu’est ce que vous avez découvert ?

Mes attentes, c'était d'être là pour la conception initiale du visuel des costumes. C'était aussi évidemment de faire des rencontres : avec une équipe, un metteur en scène, avec les amateurs, et là il y a tellement de motivations, de sourires, de bonheur à être là, qu'on est satisfait de notre mission d'accompagnement professionnel des amateurs. Nous leur apportons une autre dimension du travail artistique, nous leur transmettons une exigence pour donner le mieux au public et à chaque participant. Moi qui viens du théâtre populaire, je sais pourquoi je suis là. C'est un choix qui m'a conduit toute ma vie, dans la veine de rencontres avec des gens comme René Jeunot ? et Pierre Vial.
Je voulais aussi créer un maillage associatif sur la métropole brestoise, mais c'est là que ça pêche le plus. On voulait déclencher cela et ça n'a pas beaucoup pris. Je pensais qu'on serait en synergie avec plus d'associations. Je pense qu'ils n'ont pas senti la nécessité ou l'envie de s'impliquer et je crois qu'ils loupent quelque chose. Ça va peut-être être une surprise pour eux avec le produit final...

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