Interview d'Ida Hertu

Publié le par laperouse-2012

Quelle est votre implication dans le projet ?

 

Ida : Je travaille à Brest depuis une douzaine d’années comme comédienne professionnelle, notamment beaucoup avec Steeve Brudey, ce qui explique ma présence dans le projet. En fait, je remplace Alain Meneust qui était prévu sur le projet au départ comme intervenant théâtre, puisqu’il y a ces différentes disciplines pour mener ce travail de construction d’une forme théâtrale totale avec les amateurs.

 

Qu’est ce qui vous a donné envie de faire ce projet ?

 

Je trouve que c’est très ambitieux – et j’adore les projets ambitieux ! – et très pertinent aussi par rapport à Brest, à l’engagement de cette ville dans l’organisation de ces fêtes maritimes. C’est vraiment une proposition audacieuse. J’avais envie de relever le défi avec toute l’équipe. Ca ne va pas être simple, mais on va y arriver !  Et puis le sujet est assez passionnant. Pouvoir se replonger dans une époque, dans un esprit (celui du début du siècle des Lumières). Mettre cela en relief, le faire apparaître, même par petites touches, c’est un processus théâtral assez fou. J’aime bien ce genre d’aventure. Je me suis d’ailleurs plongé dans des livres sur ce voyage de Lapérouse et le contexte de l’époque, que je lis avidement. Ca fait aussi partie du travail de chacun, d’aller fouiller, de s’intéresser au plus près à ce voyage.

 

Actuellement, à quelle étape du projet en êtes-vous ?

 

Ca commence à se structurer. On sait qui va faire quoi. Il y a une distribution, une répartition des textes qui se sont écrits presque au jour le jour. Ce n’est pas un texte qui est pré-écrit, il se fait en même temps que le projet, comme la musique ou ce qui va être chanté, d’ailleurs. On rassemble les ingrédients qui vont faire le ciment du projet. Et on a affaire à un groupe d’amateurs extraordinaires, ce qui est primordial !

 

Comment envisagez-vous la suite ?

 

Ca va être terrible, complètement fou. Ca va être la folie ! On va avoir de quoi s’arracher les cheveux, mais je ne vois pas comment on peut faire autrement, c’est forcément comme ça. Mais je l’envisage très sereinement. Ca va se faire de toute façon parce qu’il y a vraiment les énergies favorables. Je le dis en toute sincérité, car je suis extrêmement surprise, agréablement surprise, par le groupe d’amateurs qui s’est constitué et engagé dans cette aventure. Ils sont vraiment extraordinaires. On a vraiment envie de travailler avec eux.

 

Au-delà de vos premières attentes par rapport au projet, qu’est ce que vous avez découvert ?

 

Je ne connais peut-être pas encore ces découvertes… je vais les appréhender au fur et à mesure. Ce qui est intrinsèque à ce projet, c’est qu’on ne peut pas tout globaliser, tout tenir dans sa main. Il y a des choses qui s’appréhendent au fur et à mesure du développement du projet, avec les gens, car il y a aussi ce qu’ils nous renvoient, leur histoire à eux, leur implication, leurs connaissances historiques aussi – car il y en a un certain qui connaissent pas mal de choses sur le sujet. C’est vraiment un échange, un vrai partage ; et c’est tellement magnifique, parce que ça devient tellement rare…

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