Interview de Jean-Marc Peden

Publié le par laperouse-2012

Quelle est votre implication dans le projet ?

Jean-Marc : Totale et entière ! C’est le plaisir de travailler plein de choses différentes : du théâtre, du chant, de la danse… Donc une implication physique et intellectuelle très riche. Mais si la question était celle de mon rôle, je suis un maître calfat, Yves-Marie Quelennec dit Yffic.

Qu’est ce qui vous a donné envie de faire ce projet ?

Déjà, c’est l’opportunité de participer aux fêtes maritimes de l’autre côté (après y être venu en simple visiteur depuis 1992 à Brest et même avant à Douarnenez). Ca faisait quelques temps que ça me chatouillait d’y participer différemment. L’idéal, c’était de trouver un projet, comme celui-ci, qui soit lié à ma passion, le théâtre. Etre impliqué sur du théâtre et dans la fête, c’est une opportunité inestimable. En plus, c’est une aventure humaine : plus d’une centaine de personnes qui joue, des origines différentes… C’est génial !

Actuellement, à quelle étape du projet en êtes-vous ?

Maintenant qu’on connaît à peu près nos textes, on ne tâtonne plus sur les personnages. Moi, par exemple, je sais bien que je suis Yffic, je suis grande gueule, ce qui influe sur le groupe… Le projet prend forme. Il nous reste encore un peu de temps – heureusement. Mais tout le monde s’est bien impliqué sur l’apprentissage des textes, sentant une obligation de connaître les textes pour que chacun puisse jouer et s’amuser. C’est un sport, le théâtre : si je ne suis pas capable de faire une passe correcte avec mon texte, l’autre derrière ne sera pas capable de faire une passe à suivre.

Comment envisagez-vous la suite ?

J’envisage les Molières, une certaine reconnaissance… (rires) Non. A la suite du projet, comme il y a eu ici beaucoup de rencontres, on verra ce qu’il en naîtra. Peut-être du théâtre en dehors de ce que je fais actuellement : je m’occupe d’une troupe adultes et de deux troupes enfants, je joue également dans une autre troupe adultes… Est-ce que c’est une opportunité pour moi d’intervenir ailleurs comme animateur, de créer peut-être une autre troupe amateur plus transversale ? Brest est une ville de théâtre, quand on voit le nombre de troupes amateurs, semi-professionnelles et professionnelles, pour une ville de cette taille… J’espère des perspectives importantes suite à ce projet. Et peut-être que la Ville de Brest reprendra au bond l’idée de faire quelque chose d’artistiquement plus pérenne sur le départ de Lapérouse depuis ce port…

Au-delà de vos premières attentes par rapport au projet, qu’est ce que vous avez découvert ?

Que de bonnes surprises : l’ambiance, l’accueil des professionnels responsables de ce projet, la confiance qui s’est instaurée, l’ampleur du projet pour ce cadre exceptionnel de la fête maritime… Et puis, comment tout le monde s’accommode. Dans un monde qu’on dit de plus en plus individualiste, plus d’une centaine de personnes travaillent ensemble pour jouer dans ce projet et c’est formidable. Après la semaine intensive d’avril à la Maison du Théâtre, ça a pris encore plus d’ampleur, avec des liens étroits. Comme je suis sur terre avant tout pour tisser du lien social, pour partager, là je suis comblé.

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