Interview de Monique Sithamma

Publié le par laperouse-2012

Quelle est votre implication dans le projet ?

Monique : J’ai d’abord été enthousiasmée à l’idée de jouer bien sûr, mais aussi d’écrire sur commande. On est partis des improvisations et quelque chose s’est construit au fur et à mesure. Comme on est ancré dans le XVIIIème siècle, je voulais préserver la langue et fouiller du côté des écritures de l’époque. J’ai fouillé du côté de Molière pour l’Impromptu de la Penfeld, mais aussi de Beaumarchais ou Marivaux, de Diderot pour les idées nouvelles des Lumières… Je me suis beaucoup appuyée sur ces auteurs, autant dire que je les ai beaucoup pillés, si ce n’est caviardés.
Et donc je joue Anne la Brude, la chef de la troupe du Cochet – cousine lointaine d’un certain Steeve Brudey…

Qu’est ce qui vous a donné envie de faire ce projet ?

Le fait que ça emporte toute sorte de publics, de tous les âges, de tous les horizons ; que ça devienne la chose du citoyen de Brest, en somme.
Et puis, il y a une petite touche supplémentaire, puisque j’ai travaillé les dernières années au Lycée Lesven, justement avec les élèves qui font les costumes du spectacle. J’ai une petite tendresse pour ce dernier lycée où j’enseignais et où j’avais aussi un atelier théâtre. Les élèves de BTS m’avaient déjà aidée sur les costumes et là, ils ont fait un travail formidable.

Actuellement, à quelle étape du projet en êtes-vous ?

Au début, quand on a commencé, il fallait de la volonté, mais la mayonnaise a tout de suite pris entre tous les participants.
J’ai fini l’écriture en fonction des commandes, y compris de certains comédiens amateurs qui pouvaient trouver qu’ils n’avaient pas assez de texte. Maintenant le plus dur, c’est d’apprendre les textes que j’ai moi-même écrits et qui ne rentrent pas si facilement, car c’est comme si c’était une autre personne qui l’avait écrit, en fait.

Comment envisagez-vous la suite ?

Ce qui nous préoccupe maintenant, c’est la mise en scène, être au mieux de ce qu’on peut donner. Sur la troupe du Cochet, on commence à avoir notre autonomie, notre cohésion. On s’encourage, on s’entraide. Je pense qu’on va répéter même en dehors des horaires définis, parce qu’on a envie d’aboutir à quelque chose de satisfaisant.
Par la suite, on se disait avec Steeve que ce serait bête de perdre tous ces textes qui ont été écrits pour l’occasion, sous l’impulsion d’Alain Boulaire. On aura envie d’une suite, je crois.

Au-delà de vos premières attentes par rapport au projet, qu’est ce que vous avez découvert ?

Le chant ! J’en avais un peu fait, mais il y a trente ans. Je redécouvre et c’est un vrai plaisir.
Et puis, il y a aussi l’idée d’aller à fond dans un projet, de mener sur un long terme un travail exigeant comme celui-ci. On ne connaît pas toujours nos capacités et, pour ça, les regards de Steeve et Ida nous font bien avancer dans ce travail. On n’a jamais fini d’apprendre.

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