Interview de Viviane Marc

Publié le par laperouse-2012

Quelle est votre implication dans le projet ?

Viviane : Je suis professeur de chant. Je suis donc chargée de faire chanter les gens qui participent à ce projet, à partir de ce que Yann Guéguen a composé. Comme c’est une comédie musicale, il n’y a pas que du théâtre et il faut donc faire chanter tout ce petit monde…

Qu’est ce qui vous a donné envie de faire ce projet ?

Au départ, c’est de faire chanter des gens, quels qu’ils soient et quoi que nous ayons à leur faire chanter.
Avec des contraintes énormes ici : faire chanter des personnes que je ne connaissais pas forcément au départ, dont je ne connaissais pas le potentiel en chant, mais avec un spectacle à créer à une date butoir. J’ai proposé à plusieurs de mes élèves d’intégrer le groupe pour avoir une base plus solide et que je maîtrisais mieux. Il fallait que des gens expérimentés aident ceux qui débutaient, sinon c’est terrifiant et compliqué pour eux.

Actuellement, à quelle étape du projet en êtes-vous ?

Pour ma part, c’est presque la fin, déjà. On ne fait plus que répéter les chants mis en place. Il faut que je travaille jusqu’au bout sur la justesse et le rythme. Contrairement à d’autres – comme Erig, par exemple, qui aura toujours les costumes à gérer – mon boulot à moi est quasiment fait.

Comment envisagez-vous la suite ?

Pendant les représentations, je serai là pour chauffer les voix en début de journée, pour les préparer. Il faudra aussi surveiller les voix qui fatiguent durant toute la semaine de la fête, quitte à en enlever certains jours de certains chants, pour ne pas trop fragiliser leur instrument vocal.

Au-delà de vos premières attentes par rapport au projet, qu’est ce que vous avez découvert ?

A chaque projet, on fait de belles rencontres. Voir à quel point les gens peuvent prendre sur leur temps, s’investir, accepter d’être perdus, accepter l’inconnu… Pour eux, c’est une très belle occasion de travailler avec des professionnels, mais on leur demande beaucoup et c’est une belle surprise de voir leur engagement. On se rend compte que l’artistique est très fort. Plusieurs m’ont dit qu’ils voulaient se mettre à chanter. Quand on voit ce que ça leur procure, cet épanouissement en dehors de leur travail, c’est autant de bonheur pour eux que pour nous.

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